Des chercheurs de l’Université d’Aarhus visent à convertir le CO₂ en protéines comestibles

Des chercheurs de l’Université d’Aarhus visent à convertir le CO₂ en protéines comestibles
Table
  1. Du laboratoire à l’assiette : l’innovation à l’université d’Aarhus
  2. Arkeon : Ressusciter d’anciens microbes pour nourrir l’avenir
  3. Regard vers l’avenir : évolutivité et visions
  4. Changer le paradigme de la production alimentaire


Aujourd'hui, le CO2 Ce n’est plus seulement ce gaz que nous voulons réduire, il peut désormais aussi servir de base à la production d’aliments riches en protéines !

Du laboratoire à l’assiette : l’innovation à l’université d’Aarhus

Des chercheurs de l'Université d'Aarhus, avec le soutien de la Fondation Novo Nordisk et de la Fondation Bill & Melinda Gates, ont conçu une technique pour transformer le CO2 en protéines comestibles à l’aide d’un bioréacteur.

Cette méthode se compose de trois phases :

  1. Obtention des matières premières: Ici, le CO2 Il provient d’une installation de biogaz et l’hydrogène et l’oxygène sont générés sur place à partir d’énergie verte et d’électrolyse.
  2. Transformation microbienne: Dans cette étape, de l'hydrogène et du CO sont injectés2 dans un réacteur rempli d'acétogènes, des bactéries qui se développent sans oxygène. Ces micro-organismes convertissent l'hydrogène et le CO2 dans l'acide acétique, semblable au vinaigre que nous utilisons pour nettoyer les appareils électroménagers.
  3. De l'acide à la protéine: L'acide acétique est filtré et introduit dans un autre réacteur avec de la levure. Cette levure, lorsqu'elle reçoit suffisamment d'oxygène, transforme l'acide en protéines, qui peuvent être utilisées pour fabriquer des aliments comme le tofu.

Arkeon : Ressusciter d’anciens microbes pour nourrir l’avenir

La start-up Arkeon, fondée en 2021, a adopté une approche différente mais tout aussi innovante. Ils utilisent un bioréacteur rempli d’archées, d’anciens microbes qui consomment du dioxyde de carbone. Ces créatures microscopiques, qui prospèrent dans des conditions extrêmes comme les fonds volcaniques, convertissent le CO2 en acides aminés essentiels pour la nutrition. Le procédé d'Arkeon permet à ces archées de consommer du CO2 dans une simple solution saline, en utilisant l'hydrogène comme source d'énergie.

Regard vers l’avenir : évolutivité et visions

L'université d'Aarhus ne s'arrête pas là : elle envisage déjà de tester l'efficacité de son procédé dans un bioréacteur de 200 litres. Ils sont par ailleurs optimistes quant à la possibilité d’adapter leur technologie aux sources de CO.2 comme les centrales électriques et les usines. Dans deux ans, ils espèrent avoir la capacité de construire des usines de production de protéines à grande échelle.

De son côté, Arkeon élargit ses horizons. Une fois le financement obtenu, ils étendent leur technologie vers un bioréacteur de 150 litres. D’ici cinq ans, ils cherchent à produire des ingrédients à grande échelle, ouvrant ainsi un monde de possibilités pour une alimentation durable.

Changer le paradigme de la production alimentaire

L'ingéniosité de l'Université d'Aarhus et d'Arkeon ouvre un nouveau chapitre dans la production alimentaire. La conversion du CO₂ en protéines comestibles apporte non seulement des solutions innovantes aux défis de la production durable, mais promet également des alternatives plus respectueuses du climat par rapport à la production de viande traditionnelle. À mesure que ces technologies continuent de progresser, nous pourrions assister au début d’une transition qui façonnera le paysage alimentaire mondial vers un avenir plus durable.

Via au.dkarkeon.bio

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