Des chercheurs développent des implants oculaires futuristes et autonomes qui n'ont jamais besoin d'être chargés pour traiter des maladies oculaires incurables.

Des chercheurs développent des implants oculaires futuristes et autonomes qui n'ont jamais besoin d'être chargés pour traiter des maladies oculaires incurables.
Table
  1. Des avancées dans la restauration de la vue grâce à des panneaux solaires implantés dans la rétine
  2. Recherche UNSW
    1. Une alternative sans fil
    2. Avancées et défis futurs


Les ingénieurs de l'UNSW explorent des méthodes innovantes pour restaurer la vue en implantant des panneaux solaires dans la rétine humaine. Ce domaine d'étude, connu sous le nom de neuroprothèses, conçoit des dispositifs permettant d'interagir avec le système nerveux et de récupérer les fonctions perdues, promettant d'améliorer considérablement la qualité de vie des personnes affectées.

Des avancées dans la restauration de la vue grâce à des panneaux solaires implantés dans la rétine

L'un des exemples les plus marquants de neuroprothèses est l'implant cochléaire, qui convertit le son en signaux électriques en stimulant directement le nerf auditif chez les personnes souffrant d'une perte auditive sévère. Inspirés par ce précédent, des chercheurs de diverses disciplines, notamment des ingénieurs, des neuroscientifiques et des experts en biotechnologie du monde entier, pensent qu'il est possible d'appliquer une approche similaire pour restaurer la vision chez les personnes dont les photorécepteurs responsables de la détection de la lumière et des couleurs sont endommagés.

Recherche UNSW

Le Dr Udo Roemer, chercheur à l'UNSW spécialisé dans la technologie photovoltaïque ou des panneaux solaires, en est aux premiers stades de recherches visant à utiliser la technologie solaire pour convertir la lumière entrant dans l'œil en électricité. Ce processus contournerait les photorécepteurs endommagés et transmettrait des informations visuelles au cerveau, offrant ainsi un nouvel espoir aux personnes atteintes de maladies telles que la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l'âge.

Les implants rétiniens biomédicaux, qui remplaceraient les photorécepteurs endommagés, sont depuis longtemps considérés comme une solution viable. Ces appareils utilisent des électrodes pour générer des impulsions de tension, permettant aux utilisateurs de percevoir de petits points lumineux. Bien que des tests aient déjà été réalisés avec cette technologie, la nécessité de câbles pénétrant dans l'œil complique la procédure.

Une alternative sans fil

Une autre idée consiste à fixer un petit panneau solaire sur le globe oculaire pour convertir la lumière en impulsion électrique que le cerveau utilise pour créer nos champs visuels. Ce panneau serait autonome et portable, éliminant le besoin de câbles et de fils.

Contrairement aux recherches antérieures axées sur les dispositifs à base de silicium, le Dr Roemer a porté son attention sur d'autres matériaux semi-conducteurs tels que l'arséniure de gallium et le phosphure d'indium et de gallium. Ces matériaux permettent une plus grande efficacité dans la conversion solaire grâce à la facilité d'ajustement de leurs propriétés, bien que leur coût soit supérieur à celui du silicium traditionnel.

Avancées et défis futurs

La recherche en est encore au stade de la validation de principe, après avoir réussi à placer deux cellules solaires l'une sur l'autre en laboratoire. La prochaine étape consiste à miniaturiser ces cellules à la taille de pixel nécessaire à la vision et à concevoir les fentes qui les sépareront, dans le but d'empiler trois cellules solaires.

Bien que prometteuse, cette technologie est confrontée au défi suivant : la lumière du soleil à elle seule pourrait ne pas suffire à activer ces cellules solaires implantées dans la rétine. Les gens peuvent avoir besoin de porter des lunettes spéciales qui amplifient l’intensité de la lumière du soleil pour stimuler de manière fiable les neurones de l’œil.

Le Dr Roemer prédit qu'après des tests approfondis en laboratoire et sur des modèles animaux, l'appareil atteindra une taille d'environ 2 mm.2, avec des pixels d'environ 50 micromètres. Cependant, il souligne qu'il est encore temps avant que cette technologie puisse être implantée chez des personnes atteintes de maladies dégénératives de la rétine, ouvrant ainsi une voie pleine d'espoir mais difficile vers la restauration de la vue grâce à l'innovation solaire.

Via www.unsw.edu.au

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