Des chercheurs suisses développent une nouvelle méthode « super rentable » pour extraire l’or des déchets électroniques

Des chercheurs suisses développent une nouvelle méthode « super rentable » pour extraire l’or des déchets électroniques
Table
  1. Éponges de fibrilles protéiques : la clé de la récupération de l’or
  2. Une solution durable et rentable
  3. Le processus de récupération de l’or
  4. Vers un avenir durable


L’humanité cherche depuis des siècles comment convertir les matériaux de base en or, imitant les anciennes ambitions des alchimistes. Dans un retour contemporain à cette quête, des chercheurs de l'ETH Zurich ont réussi à récupérer l'or des déchets électroniques en utilisant un sous-produit de l'industrie fromagère. Cette innovation ouvre non seulement la voie à la durabilité, mais présente également une solution rentable au problème croissant des déchets électroniques.

Éponges de fibrilles protéiques : la clé de la récupération de l’or

L'équipe de recherche de l'ETH Zurich, dirigée par le professeur Raffaele Mezzenga du Département des sciences et technologies de la santé, a développé une méthode hautement durable basée sur des éponges de fibrilles protéiques dérivées du lactosérum, un sous-produit de l'industrie alimentaire. Cette technique permet de valoriser efficacement l’or contenu dans les déchets électroniques, de manière à la fois écologique et économique.

Lors d'une expérience en laboratoire, des chercheurs ont réussi à extraire de l'or 22 carats pesant 450 milligrammes des cartes mères de 20 vieux ordinateurs. Cette réussite démontre non seulement l’efficacité de la méthode, mais souligne également sa viabilité économique.

Une solution durable et rentable

La méthode développée par Mezzenga et son équipe est remarquablement durable et rentable. Elle utilise des déchets et sous-produits industriels, ce qui réduit non seulement l'impact environnemental associé à la récupération des métaux précieux, mais diminue également considérablement les coûts de production. La technologie s'est avérée commercialement viable, car les coûts d'acquisition des matières premières et Les coûts énergétiques du procédé sont 50 fois inférieurs à la valeur de l'or récupéré.

Le processus de récupération de l’or

Pour fabriquer l'éponge, Mohammad Peydayesh, scientifique principal du groupe de Mezzenga, et ses collègues ont dénaturé les protéines de lactosérum dans des conditions acides et à haute température, leur permettant de s'agréger en fibrilles protéiques de taille nanométrique dans un gel. Le gel a ensuite été séché, créant ainsi une éponge à partir de ces fibrilles protéiques.

L'équipe a dissous les parties métalliques des cartes mères dans un bain d'acide pour ioniser les métaux. En plaçant l'éponge de fibres protéiques dans la solution d'ions métalliques, les ions d'or ont adhéré aux fibres protéiques plus efficacement que les autres ions métalliques. Ensuite, en chauffant l’éponge, les ions d’or ont été réduits en paillettes, que les scientifiques ont fondues pour former une pépite d’or.

Vers un avenir durable

Les chercheurs de l'ETH Zurich envisagent de développer davantage cette technologie afin de la préparer au marché, en s'intéressant non seulement aux déchets électroniques, mais également à d'autres sources potentielles d'or, telles que les déchets industriels issus de la fabrication de micropuces ou des processus de placage. en or. De plus, l’équipe étudiera la possibilité de fabriquer des éponges de fibrilles protéiques à partir d’autres sous-produits riches en protéines ou de déchets de l’industrie alimentaire.

L'initiative menée par Mezzenga relève non seulement le défi de la durabilité de manière innovante, mais transforme également efficacement deux types de déchets en or. Comme le dit Mezzenga lui-même : «Il n’y a pas plus durable que ça !» Cette percée témoigne non seulement de l'ingéniosité humaine, mais également d'un pas vers un avenir plus vert et plus rentable dans la récupération des métaux précieux.

Via ethz.ch

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