Des réflecteurs dans l'espace pourraient faire fonctionner les fermes solaires sur Terre également au crépuscule et à l'aube

Des réflecteurs dans l'espace pourraient faire fonctionner les fermes solaires sur Terre également au crépuscule et à l'aube
Table
  1. Refléter l’avenir : des réflecteurs orbitaux pour booster l’énergie solaire
    1. Une vision alternative de l’énergie solaire spatiale
    2. Un concept chargé d'histoire
    3. Le projet Solspace : une opportunité actuelle
    4. Impact sur la pollution lumineuse et les coûts


Plusieurs réflecteurs orbitaux pourraient fournir de l’énergie solaire utilisable à la surface au moment où elle est le plus nécessaire chaque jour.

Refléter l’avenir : des réflecteurs orbitaux pour booster l’énergie solaire

La demande d’énergie culmine tôt le matin et le soir, moments où les installations solaires terrestres ne peuvent pas contribuer efficacement. Cependant, des chercheurs écossais suggèrent que la diminution des coûts des lancements orbitaux pourrait rendre les grands réflecteurs spatiaux viables pour alimenter ces intervalles critiques.

Une vision alternative de l’énergie solaire spatiale

Au lieu d’installer d’immenses panneaux photovoltaïques dans l’espace pour transmettre l’énergie à la Terre, il est proposé de placer de grandes structures en miroir en orbite. Ces structures refléteraient davantage d'énergie solaire vers la surface de la Terre, captée par les installations existantes.

Un concept chargé d'histoire

L'idée des réflecteurs orbitaux n'est pas nouvelle. Hermann Oberth le proposait déjà en 1929, y voyant un moyen d'éclairer les villes, de protéger les cultures des gelées nocturnes et même de rendre habitables les régions nordiques pendant leurs longs hivers sombres. Cependant, il a également mis en garde contre d’éventuelles utilisations militaires de cette technologie.

En 1993, des scientifiques russes ont démontré que le concept était réalisable avec le miroir spatial Znamya-2, qui réfléchissait une faible lumière visible depuis l'Europe.

Le projet Solspace : une opportunité actuelle

L'Université de Glasgow estime que le moment est venu de développer sérieusement les réflecteurs solaires. Des entreprises comme SpaceX promettent de réduire les coûts de lancement orbital, rendant ces réflecteurs commercialement viables.

Le projet Solspace consiste à envoyer plusieurs satellites équipés de réflecteurs sur une orbite haute synchronisée avec le soleil. Chaque satellite déploierait un réflecteur hexagonal en Kapton aluminisé, couvrant une superficie totale de 162 380 m².

Ces réflecteurs pourraient être dirigés en orbite à l’aide de rotations contrôlées électriquement, permettant d’éclairer des zones spécifiques de la Terre pendant environ 17 minutes par passage, délivrant ainsi environ 34 à 36 MWh d’énergie supplémentaire.

Impact sur la pollution lumineuse et les coûts

L'équipe de Glasgow assure que les réflecteurs n'entraîneraient pas de perturbation significative en termes de pollution lumineuse. On estime que l’éclairage ne dépasserait pas le niveau d’un jour nuageux et serait bref.

En termes de coûts, le projet Solspace vise un coût actualisé de l'énergie (LCoE) d'environ 70 dollars par MWh de production solaire réfléchie depuis l'espace, en supposant une durée de vie opérationnelle de 20 ans et des coûts de lancement de 232 dollars par kilogramme.

Avec la réduction des coûts de lancement grâce à des innovations telles que les fusées réutilisables Falcon 9 et Starship de SpaceX, la viabilité des réflecteurs solaires orbitaux semble de plus en plus réalisable. En plus d’alimenter des parcs solaires, ces structures pourraient avoir d’autres usages, comme lutter contre le gel ou éclairer les villes.

Les réflecteurs orbitaux représentent une solution innovante et prometteuse pour augmenter la capacité d'énergie solaire, en particulier pendant les heures critiques de l'aube et du crépuscule. Avec les progrès rapides de la technologie spatiale, nous pourrions être à l’aube d’une révolution dans la production d’énergie solaire.

Plus d'information: Université de Glasgow

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