Des scientifiques allemands transforment la « boue rouge » toxique issue de l’extraction de l’aluminium en acier vert

Des scientifiques allemands transforment la « boue rouge » toxique issue de l’extraction de l’aluminium en acier vert
Table
  1. Innovation dans la production d'acier vert à partir de déchets toxiques
    1. Transformer la « boue rouge » en acier vert
    2. Impact environnemental et économique
    3. Processus et avantages
    4. Sécurité et rentabilité


Le traitement des « boues rouges » permet d’obtenir de l’acier à partir de déchets d’aluminium et d’éviter un fort impact environnemental. Une technique pour produire de l'acier à partir de déchets d'aluminium.

Innovation dans la production d'acier vert à partir de déchets toxiques

Transformer la « boue rouge » en acier vert

Des scientifiques de l'Institut Max-Planck de recherche sur le fer ont découvert un moyen de convertir les déchets de la production d'aluminium, connus sous le nom de Rotschlamm ou « boue rouge », en acier vert. Ce procédé utilise un four à arc électrique, courant dans l'industrie sidérurgique, pour transformer l'oxyde de fer présent dans Rotschlamm en fer à l'aide d'un plasma d'hydrogène. Sur les quelque quatre milliards de tonnes de Rotschlamm accumulées dans le monde, près de 700 millions de tonnes d'acier sans CO pourraient être obtenues.2l’équivalent d’un tiers de la production mondiale annuelle d’acier.

Impact environnemental et économique

La production conventionnelle d’acier et d’aluminium a un fort impact environnemental, l’industrie sidérurgique étant responsable de huit pour cent des émissions mondiales de CO.2. En revanche, la nouvelle méthode proposée contribuerait non seulement à résoudre le problème des déchets issus de la production d’aluminium, mais améliorerait également l’empreinte carbone de l’industrie sidérurgique. Si l’hydrogène vert était utilisé pour transformer les quatre milliards de tonnes de Rotschlamm, l’industrie sidérurgique pourrait économiser près de 1,5 milliard de tonnes de CO2.

Processus et avantages

Le procédé consiste à faire fondre le Rotschlamm et à réduire l'oxyde de fer en fer en dix minutes à l'aide d'un plasma contenant dix pour cent d'hydrogène. Le fer obtenu est si pur qu’il peut être directement transformé en acier. Les oxydes métalliques restants, non corrosifs et sûrs, se solidifient en un matériau semblable à du verre, utile dans la construction.

Sécurité et rentabilité

Cette méthode réduit également la toxicité des métaux lourds présents dans le Rotschlamm. Les métaux précieux pourraient être séparés et réutilisés, tandis que ceux restant dans les oxydes métalliques restent sûrs et non lixiviables. Économiquement, le procédé est viable même avec de l'hydrogène vert et de l'électricité partiellement renouvelable, surtout compte tenu des coûts d'élimination du Rotschlamm.

Les fours à arc électrique sont courants en métallurgie, ce qui faciliterait l’adoption de cette technique pour une production plus durable. L’industrie a désormais la possibilité d’appliquer cette réduction innovante au plasma Rotschlamm au fer, marquant ainsi un virage important vers la durabilité.

Via Société Max Planck

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