Des scientifiques anglais ont enfin découvert ce qui rend les myrtilles bleues

Des scientifiques anglais ont enfin découvert ce qui rend les myrtilles bleues
Table
  1. Découverte
  2. Méthode scientifique et résultats


Les myrtilles, ces petits fruits qui colorent en bleu nos assiettes et nos salades, cachent derrière leur apparence un intrigant mystère scientifique. Des chercheurs de l'Université de Bristol ont découvert le secret de sa teinte vibrante, révélant que la couleur n'est pas seulement une question de pigmentation, mais le résultat d'une interaction physique complexe.

Découverte

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le bleu caractéristique des myrtilles n’est pas dû aux pigments présents dans la peau du fruit, mais à une couche de cire qui les entoure. Cette couche est composée de minuscules structures qui diffusent la lumière bleue et ultraviolette, lui donnant ainsi sa coloration distinctive. Ce phénomène, connu sous le nom de réflectance chromatique UV bleu, résulte de l'interaction des structures cristallines épicuticulaires de la cire avec la lumière.

Méthode scientifique et résultats

L'équipe de recherche, dirigée par Rox Middleton, chercheuse à la Bristol School of Biological Sciences, a utilisé une méthode innovante pour étudier ce phénomène. En retirant la cire et en la recristallisant, ils ont pu reproduire l’effet colorant UV-bleu, démontrant que la couleur bleue des myrtilles ne peut pas être obtenue en pressant simplement le fruit.

Cette découverte met non seulement en lumière les mystères de la coloration naturelle, mais ouvre également la porte à de nouvelles possibilités dans la création de teintures. La technique développée pourrait conduire à la production de peintures UV et bleues plus durables, biocompatibles et même comestibles, avec des applications allant au-delà de l’esthétique, notamment des fonctions hydrophobes et autonettoyantes.

L’étude de l’Université de Bristol nous rappelle la richesse des solutions innovantes qu’offre la nature et comment, grâce à la science, nous pouvons apprendre à reproduire ces merveilles. Les efforts futurs se concentreront sur l’exploration de moyens plus simples de recréer et d’appliquer ce revêtement, promettant des progrès dans les matériaux artificiellement conçus qui imitent la fonctionnalité des cires naturelles.

Via Université de Bristol

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