Des scientifiques australiens réalisent une percée dans la production d’énergie solaire grâce à des miroirs

Des scientifiques australiens réalisent une percée dans la production d’énergie solaire grâce à des miroirs
Table
  1. Percée en Australie : utilisation de miroirs pour générer de l'énergie solaire
    1. Le rôle du récepteur et les avancées technologiques
    2. Innovations et améliorations par rapport aux pratiques conventionnelles
    3. CST et PV : complémentaires, non compétitifs
    4. Échelle et rentabilité


L'Australie a fait des progrès significatifs dans la production d'énergie solaire à l'aide de miroirs, une évolution qui pourrait changer le paysage des énergies renouvelables. À l’aide de capteurs solaires, la technologie solaire thermique concentrée (CST) exploite l’énergie solaire pour produire de la chaleur ou de l’électricité.

Percée en Australie : utilisation de miroirs pour générer de l'énergie solaire

Ce processus, bien que simple en théorie, est complexe en pratique : de grands miroirs ou lentilles concentrent la lumière solaire dans une zone étroite, appelée récepteur.

Ces capteurs solaires varient en termes de format, de conception et de technique de focalisation, notamment des systèmes paraboliques, des tours d'énergie solaire et des creux paraboliques.

Le rôle du récepteur et les avancées technologiques

Le récepteur, situé au point focal du capteur solaire, est chargé d'absorber et de transformer la lumière solaire concentrée en chaleur, en utilisant des fluides caloporteurs tels que du sel fondu ou de l'huile à haute température.

Une avancée majeure a été réalisée par l'Agence nationale scientifique australienne, le CSIRO. Ils ont réussi à atteindre pour la première fois une température clé de 803°C dans le récepteurce qui représente une opportunité importante pour le stockage des énergies renouvelables.

Innovations et améliorations par rapport aux pratiques conventionnelles

Ce développement implique l'utilisation de particules céramiques capables de résister à des températures supérieures à 1000°C pour optimiser le CST. Ces particules simplifient le système et réduisent les coûts énergétiques en absorbant et en stockant la chaleur solaire. Il s’agit d’une amélioration notable par rapport aux pratiques CST conventionnelles qui utilisent des fluides caloporteurs ne résistant qu’entre 400°C et 600°C. Cette innovation pourrait offrir à l’Australie une alternative solide au solaire photovoltaïque, qui a ses limites.

CST et PV : complémentaires, non compétitifs

Selon Dominic Zaal, directeur de l'Institut australien de recherche solaire thermique, le CST n'est pas en concurrence avec le solaire photovoltaïque. Alors que le photovoltaïque fournit de l'énergie lorsque le soleil brille, le CST stocke l'énergie solaire pour l'utiliser lorsque le soleil ne brille pas, comme la nuit ou par temps nuageux.

Échelle et rentabilité

Actuellement, 400 miroirs constituent le système de test du CSIRO à Newcastle. Cependant, un système à grande échelle pourrait nécessiter plus de 10 000 miroirs plus grands, ce qui permettrait de produire une électricité comparable à celle d’une centrale au charbon de 100 MW. De plus, cette technologie de chaleur renouvelable devrait être rentable, avec un retour sur investissement de moins de dix ans en cinq ans et une période de récupération encore plus courte d’ici 2035.

Ces progrès représentent une étape importante vers la décarbonation de l'industrie lourde australienne, démontrant l'engagement et le potentiel du pays dans le domaine des énergies renouvelables.

Plus d'information: www.csiro.au

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