La chercheuse Mya Le Thai découvre une batterie avec une durée de vie énorme

Mya Le Thai and her team at the University of California, Irvine, have accidentally discovered a rechargeable battery that may change the world.
Table
  1. Mya Le Thai et son équipe de l'Université de Californie à Irvine ont accidentellement découvert une batterie rechargeable qui pourrait changer le monde.
  2. C'était un accident!
  3. Un cycle de vie presque infini


Mya Le Thai et son équipe de l'Université de Californie à Irvine ont accidentellement découvert une batterie rechargeable qui pourrait changer le monde.

Dans le cadre d'un grand pas en avant dans la technologie de stockage d'énergie, les chercheurs ont développé un nouveau type de batterie qui pourrait révolutionner complètement nos appareils électroniques et nos systèmes d'énergie propre. Cette batterie innovante peut être rechargée des centaines de milliers de fois sans aucune dégradation significative, ce qui promet de changer la donne pour les industries dépendantes de la technologie des batteries.

Cette batterie révolutionnaire n’était pas le produit d’un objectif ciblé mais plutôt le sous-produit involontaire d’une autre ligne d’enquête. L'idée originale d'un doctorant Mya Le Thai et son équipe de l'Université de Californie à Irvinela nouvelle batterie est le résultat de recherches visant initialement à étudier l'impact d'un gel de type plexiglas sur la longévité des batteries à base de nanofils.

La structure de la batterie est constituée d'un nanofil d'or recouvert d'une coque en dioxyde de manganèse enfermée dans un électrolyte composé de ce gel de type plexiglas. Cette combinaison de matériaux s’est avérée être une avancée significative dans la technologie des batteries, dépassant de loin les objectifs de recherche initiaux de l’équipe.

C'était un accident!

Les découvertes scientifiques accidentelles ne sont pas nouvelles ; En 1928, le scientifique Alexander Fleming étudiait les bactéries lorsqu'il remarqua qu'une moisissure avait accidentellement contaminé l'une de ses boîtes de Pétri. La moisissure, Penicilliumnotatum, avait tué les bactéries qui l'entouraient. Fleming s'est rendu compte qu'il avait découvert un nouvel antibiotique nommé pénicilline. Elle a sauvé des millions de vies et contribué à révolutionner la médecine moderne.

En 1941, l'ingénieur Georges de Mestral promenait son chien dans les montagnes du Jura lorsqu'il remarqua que le pelage de son chien était couvert de bavures. Il a examiné les bavures et a constaté qu'elles étaient couvertes de minuscules crochets accrochés à la fourrure de son chien. J'ai réalisé qu'il pouvait utiliser ce même principe pour créer un nouveau type de fixation. Le velcro est désormais utilisé dans divers produits, des chaussures pour enfants aux équipements médicaux.

En 1946, l'ingénieur Percy Spencer travaillait sur un système radar lorsqu'il remarqua qu'une barre de chocolat dans sa poche avait fondu à cause des ondes radar. J'ai expérimenté différents matériaux et découvert que les micro-ondes pouvaient être utilisées pour chauffer les aliments rapidement et uniformément. Les fours à micro-ondes ont rendu la cuisson des aliments plus facile et plus rapide, et ont également contribué à réduire la consommation d’énergie.

Mais la découverte de Mya Le Thai est plus importante que Velcro ; Les batteries au lithium traditionnelles – celles qui alimentent aujourd’hui la plupart de nos appareils électroniques et véhicules électriques – commencent à se dégrader après seulement quelques milliers de cycles de charge et de décharge. Cette durée de vie limitée constitue un inconvénient majeur, entraînant souvent une réduction des performances et la nécessité éventuelle de remplacer la batterie.

Voir également : L'industrie de fabrication de batteries en plein essor et son impact économique.

Un cycle de vie presque infini

À l’opposé, la nouvelle batterie développée par l’équipe UCI n’a montré aucune perte de capacité ou de puissance, même après avoir été rechargée plus de 200 000 fois. Ce résultat remarquable ne faisait pas partie du plan de recherche initial mais est apparu alors que l’équipe continuait à tester la batterie pendant trois mois.

L’impact potentiel d’une batterie qui pourrait être rechargée des centaines de milliers de fois sans dégradation significative est énorme. Les implications vont bien au-delà de la simple prolongation de la durée de vie de nos smartphones, ordinateurs portables et autres appareils électroniques personnels.

La technologie des batteries de Mya Le Thai pourrait s'avérer révolutionnaire pour les industries fortement dépendantes du stockage d'énergie, comme les véhicules électriques et les énergies renouvelables. Les véhicules électriques pourraient grandement bénéficier de batteries qui durent plus longtemps et maintiennent leurs performances au fil du temps, ce qui rendrait les véhicules électriques plus fiables et plus rentables à long terme.

De même, les systèmes d’énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire et éolienne, pourraient considérablement améliorer leur efficacité et leur rentabilité. Avec une batterie plus longue durée, ces systèmes pourraient stocker plus d’énergie lorsque la lumière du soleil ou le vent ne sont pas disponibles, améliorant ainsi leur fiabilité et en faisant une alternative plus viable aux sources d’énergie traditionnelles.

Si les premiers résultats de Mya Le Thai sont prometteurs, le chemin à parcourir est encore long. La production d’une telle batterie à un niveau commercial présente de nombreux défis, notamment le coût élevé actuel des nanofils d’or. Cependant, les chercheurs espèrent que leurs découvertes susciteront des recherches et des développements plus approfondis dans ce domaine, conduisant potentiellement à des matériaux plus abordables pouvant reproduire la même longévité.

Le développement d’une batterie rechargeable capable de supporter des centaines de milliers de cycles sans dégradation significative marque une avancée majeure dans la technologie du stockage d’énergie. Cette batterie développée par l'UCI a le potentiel d'augmenter considérablement la durée de vie des appareils électroniques et d'avoir un impact considérable sur des secteurs tels que les véhicules électriques et les énergies renouvelables.

Même s’il reste des défis à relever avant que cette technologie puisse être produite commercialement, son potentiel est indéniable. La voie vers un stockage d’énergie durable, fiable et efficace vient peut-être de devenir plus claire, grâce à un gel de type plexiglas, un nanofil d’or et une chercheuse intelligente nommée Mya Le Thai qui a reconnu les conséquences involontaires de son travail.

Le plus lu :

Go up