Les ingénieurs du MIT conçoivent des bactéries dotées d'un revêtement spécial qui pourrait faciliter l'utilisation de microbes comme engrais durables

Ingenieros del MIT diseñan bacterias con un recubrimiento especial que podrían facilitar el uso de microbios como fertilizantes sostenibles
Table
  1. Microbes bénéfiques : une alternative durable
  2. Technologie de revêtement : Protection contre la chaleur et l'humidité
  3. Réseaux Métal-Phénol : Un Bouclier Innovant
  4. Des résultats prometteurs en laboratoire
  5. Vers une agriculture régénératrice et accessible


Les ingénieurs du MIT conçoivent des bactéries dotées d'un revêtement spécial qui pourrait faciliter l'utilisation de microbes comme engrais durables

Le nouveau revêtement protège les bactéries fixatrices d’azote de la chaleur et de l’humidité, ce qui pourrait permettre son utilisation agricole à grande échelle.

L’agriculture moderne est confrontée au défi d’être durable. Dans ce contexte, les engrais chimiques conventionnels, bien que largement utilisés, présentent des problèmes importants : ils contaminent les plans d’eau et épuisent les nutriments des sols, en plus d’être coûteux. Face à cela, un groupe de chercheurs dirigé par le professeur adjoint Ariel Furst au MIT a développé une solution prometteuse.

Microbes bénéfiques : une alternative durable

Certains agriculteurs expérimentent déjà des bactéries fixatrices d’azote, des micro-organismes qui captent l’azote atmosphérique et le convertissent en ammoniac dans le sol. Ce processus nourrit non seulement les plantes, mais revitalise également le sol et renforce les défenses naturelles des plantes contre les insectes nuisibles. Cependant, ces bactéries sont extrêmement sensibles à la chaleur et à l’humidité, ce qui les rend difficiles à transporter et à appliquer à grande échelle.

Technologie de revêtement : Protection contre la chaleur et l'humidité

L'équipe de Furst a créé une technologie de revêtement qui protège ces bactéries sans affecter leur croissance ou leur fonction. Les bactéries enrobées peuvent être lyophilisées, transportées et appliquées aux cultures sous forme de poudre. Cette avancée représente un grand pas vers l’utilisation massive de ces micro-organismes en agriculture.

Réseaux Métal-Phénol : Un Bouclier Innovant

Les chercheurs ont développé 12 réseaux métal-phénol (MPN) différents, utilisant des métaux tels que le fer, le manganèse, l'aluminium et le zinc, tous sans danger pour une utilisation alimentaire. Ces réseaux comprennent également des composés organiques appelés phénols, considérés comme sûrs par la FDA. Les MPN protègent les bactéries contre des températures allant jusqu'à 50 °C et une humidité relative allant jusqu'à 48 %.

Des résultats prometteurs en laboratoire

Le MPN le plus efficace combinait du manganèse avec un polyphénol appelé gallate d’épigallocatéchine. Les bactéries Pseudomonas chlororaphis enrobées avec cette formulation et exposées à 50 ºC ont montré une amélioration de 150 % du taux de germination des graines de plantes telles que l'aneth, le maïs, les radis et le bok choy, par rapport aux bactéries fraîches mais non enrobées.

Vers une agriculture régénératrice et accessible

Furst, avec sa startup Seia Bio, cherche à commercialiser cette technologie. Son objectif est de la rendre abordable et accessible, contribuant ainsi à démocratiser l’agriculture régénérative. Cette avancée promet non seulement de réduire la dépendance aux engrais chimiques, mais également de promouvoir une agriculture plus verte et plus durable.

Via mit.edu

Si vous avez aimé cet article, partagez-le avec vos amis sur les réseaux sociaux. Merci!

Le plus lu :

Go up