Selon une nouvelle étude, l'eau en bouteille pourrait contenir des centaines de milliers de petits morceaux de plastique qui n'étaient pas comptés auparavant.

Selon une nouvelle étude, l'eau en bouteille pourrait contenir des centaines de milliers de petits morceaux de plastique qui n'étaient pas comptés auparavant.
Table
  1. L'eau en bouteille et sa forte teneur en nanoplastiques
    1. Conséquences sur la santé
    2. Technique de recherche innovante
    3. Des résultats inquiétants
    4. Prochaines étapes


Grâce à une nouvelle technique, les scientifiques ont pu identifier des fragments de plastique extrêmement minuscules dans l'eau en bouteille, 10 fois plus que ce qui avait été dénombré auparavant.

L'eau en bouteille et sa forte teneur en nanoplastiques

Récemment, le magazine Actes de l'Académie nationale des sciences a publié une étude qui met en lumière un problème croissant dans l'eau en bouteille : la présence de nanoparticules de plastique. Cette étude montre que l'eau en bouteille pourrait contenir jusqu'à 240 000 fragments de plastique par litre, un chiffre entre 10 et 100 fois supérieur aux estimations précédentes.

Conséquences sur la santé

Beizhan Yan, professeur agrégé de géochimie à l'Université de Columbia et co-auteur de l'étude, note que même s'il n'est pas recommandé d'arrêter de boire de l'eau en bouteille, surtout si c'est la seule option disponible, il est prudent d'envisager des alternatives telles que l'eau du robinet. . Cela est dû à des effets possibles sur la santé qui nécessitent encore des études plus approfondies. Les nanoparticules de plastique sont si petites qu’elles peuvent traverser les systèmes digestif et pulmonaire, atteignant directement la circulation sanguine et de là les organes vitaux.

Technique de recherche innovante

Pour détecter ces nanoparticules, les chercheurs ont utilisé une technique appelée microscopie à diffusion Raman stimulée (SRS). Cette méthode, récemment inventée par l'un des co-auteurs de l'étude, utilise deux lasers pour faire résonner des molécules spécifiques, permettant de les identifier à l'aide d'un algorithme informatique.

Des résultats inquiétants

Les résultats de l'étude indiquent la présence de 110 000 à 370 000 particules de plastique par litre d'eau, dont 90 % sont des nanoplastiques. Les types les plus courants trouvés étaient le nylon et le PET (polyéthylène téréphtalate). Le nylon provient probablement des filtres utilisés dans le processus de purification de l’eau, tandis que le PET se détache lorsque vous pressez la bouteille.

Prochaines étapes

L’équipe de recherche prévoit d’analyser l’eau du robinet, qui contient également des microplastiques, bien qu’à des niveaux nettement inférieurs. Cette étude est un signal d’alarme sur l’omniprésence des plastiques dans notre environnement et sur la nécessité urgente d’étudier plus en profondeur leurs effets sur la santé humaine et les écosystèmes.

Via columbia.edu

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