Une nouvelle étude révèle qu'un microbe unicellulaire aide les coraux à survivre au changement climatique

Une nouvelle étude révèle qu'un microbe unicellulaire aide les coraux à survivre au changement climatique
Table
  1. Microbes uniques : la clé de la survie des coraux
    1. Le microbe protecteur
    2. L'importance du microbiome
    3. Étude pionnière
    4. Implications pour la conservation


De nouvelles recherches mettent en évidence le rôle des micro-organismes dans la protection des coraux contre le stress thermique.

Microbes uniques : la clé de la survie des coraux

Une étude récente a mis en lumière le rôle vital des micro-organismes dans la protection des coraux du stress thermique provoqué par le changement climatique.

La recherche, dirigée par des scientifiques de l'École Rosenstiel des sciences marines, atmosphériques et terrestres de l'Université de Miami et de l'Institut de biologie évolutive (IBE : CSIC-UPF) de Barcelone, se concentre sur une espèce de corail méditerranéen, la gorgone violette. . (Paramuricea clavata), actuellement menacée par des événements de mortalité massive dus à le réchauffement climatique.

Le microbe protecteur

Pour la première fois, un microbe unicellulaire a été découvert et peut aider les coraux à survivre aux événements de réchauffement des océans, tels que le blanchissement des coraux. Cette découverte est significative, en particulier pour les coraux qui ne possèdent pas de zooxanthelles, des algues symbiotiques expulsées lors du blanchissement induit par l'eau chaude.

L'importance du microbiome

Les chercheurs ont découvert que l’abondance de certains protistes dans le microbiome corallien, l’ensemble diversifié de micro-organismes qui vivent dans les coraux, peut indiquer si un corail survivra au stress thermique. Cette découverte a des implications importantes pour les coraux du monde entier, car ils sont confrontés à des phénomènes de réchauffement des océans plus fréquents.

Étude pionnière

L'étude, intitulée «La présence différentielle d'apicomplexes prédit la mortalité due au stress thermique chez le corail méditerranéen Paramuricea clavata«, a été récemment publié dans la revue Environmental Microbiology. Il comprend des chercheurs de diverses institutions telles que l'École Rosenstiel, l'IBE, l'Institut de Ciències del Mar-CSIC de Barcelone, l'Université d'Hawaï à Mānoa et l'Universidade do Porto au Portugal.

Méthodologie innovante: Pour mener à bien l'étude, l'équipe internationale de chercheurs a collecté des échantillons de coraux dans toute la Méditerranée. Ils ont analysé leur microbiome et réalisé des expériences de stress thermique en laboratoire, amplifiant et séquençant deux types d’ARNr pour examiner les bactéries et les protistes du microbiome violacé des gorgones, avant de les soumettre à un stress thermique naturel en laboratoire pour examiner les signes de mortalité.

Résultats choquants : Un groupe de protistes unicellulaires parasites, appelés Syndiniales, s'est avéré plus commun dans les coraux qui survivent au stress thermique. D’autre part, les corallicolidés, un groupe de protistes étroitement liés au parasite responsable du paludisme chez l’homme, sont plus fréquents chez les coraux qui meurent à cause du stress thermique.

Implications pour la conservation

Cette étude ouvre de nouvelles portes pour mieux comprendre comment différents microbes influencent la capacité de survie des coraux face à des événements de stress thermique. Ces informations sont cruciales pour les professionnels de la conservation, qui peuvent utiliser ces résultats pour prioriser les interventions sur des coraux spécifiques.

Via miami.edu

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